TR02. Table-ronde autour de l’ouvrage « Une île, une nation »

Congrès de la Société québécoise de science politique 2019

TR02. Table-ronde autour de l’ouvrage « Une île, une nation »

Responsable : Valérie Vézina, Kwantlen Polytechnic University (valerie.vezina@kpu.ca)

22 mai 2019 de 9h30-11h00 @ C-1017-2

Description de la table-ronde:

Une île, une nation. Cette affirmation peut sembler aller de soi, car quoi de mieux qu’un territoire naturellement circonscrit pour représenter de manière claire et délimitée le concept de « nationalisme » ? Pourtant, la partition d’une dizaine d’îles dans le monde – pensons ici aux déchirements irlandais – et le fait qu’elles varient en taille – autant en ce qui a trait à la superficie qu’à la population – laissent planer le doute sur l’idéal-type que constitue l’île dans l’étude des nationalismes. Il n’en demeure pas moins qu’elle a toujours eu un petit je-ne-sais-quoi qui fait de ce lieu un laboratoire unique pour observer la façon dont se construit l’idée d’une nation, d’un pays.

L’ouvrage de Valérie Vézina intitulé Une île, une nation? a pour but d’étudier la manière dont le facteur insulaire, nommé « îléité », influe sur les aspirations nationalistes des îliens. Le cadre d’analyse est ici appliqué aux milieux insulaires de nations sans États. Afin de mieux comprendre l’îléité, quatre de ses dimensions sont examinées, soit les aspects territorial, politique, économique et culturel. Le livre présente également une analyse en profondeur de deux cas, soit ceux de Terre-Neuve et de Puerto Rico, et dessine des liens entre chacune de ces dimensions et les modalités du nationalisme dans ces milieux.

La présente table-ronde se veut donc une discussion autour de cet ouvrage. Les différents participants auront l’occasion de se pencher sur plusieurs questions: doit-on remettre au coeur des études sur le nationalisme le territoire? Est-ce que différents territoires offrent différents types de nationalismes? Le modèle proposé par Valérie Vézina permet-il d’étudier de manière tangible, via une analyse géopolitque, l’îléité? Pourrait-on appliquer ce modèle à d’autres territoires, non-insulaires?

Participant-e-s: 

  • Frédérick Guillaume Dufour, UQAM (fgdufour@gmail.com)
  • Jean-Charles St-Louis, Université de Montréal (jean-charles.st-louis@umontreal.ca)
  • Félix Mathieu, UQAM (mathieu.felix.2@courrier.uqam.ca)