P20. L’approche de genre dans les droits électoraux en Afrique noire francophone: Études comparatives de la place des femmes dans la loi électorale au Cameroun, Sénégal et Gabon

Congrès de la Société québécoise de science politique 2019

P20. L’approche de genre dans les droits électoraux en Afrique noire francophone: Études comparatives de la place des femmes dans la loi électorale au Cameroun, Sénégal et Gabon

Responsable: Gilbert Mbassa, Université Yaoundé II (g.mbassa@yahoo.fr)

22 mai 2019 de 14h00-15h30 @ C-5143

Descriptif du panel :

Les inégalités socio-économiques ont été au cœur de la construction des théories en science politique dans les années 1970 et 1980 (néo-marxisme, économie politique, mais aussi dimension symbolique des rapports de domination). Celles-ci ont eu des prolongements très féconds dans plusieurs sous-champs de la discipline. Par exemple, en politique comparée plusieurs traditions de recherche se sont inscrites dans cette lignée pour proposer une analyse des États-providence, des révolutions et des changements de régimes politiques. Au final, l’inégalité n’est plus seulement comprise comme un écart de positions dans un système de production économique, mais aussi comme un écart de situations dans un système de représentations et donc, de classification ou de typologie. La question de l’égalité et des effets délétères des inégalités économiques, mais aussi politiques, est ainsi revenue au cœur des préoccupations des politologues.

Confinant l’étude dans la sphère géographique africaine, dans un contexte néolibéral et postcolonial occidentalisé, on observe que les États d’Afrique noire francophone négocient en permanence les rapports sociaux de sexe. Cet état de chose s’articule autour de ce que Joëlle Palmieri a appelé masculinisme d’État, renforcé par un patriarcat fortement ancré dans les mœurs. La participation active des femmes, sur un pied d’égalité avec les hommes, à la prise de décisions à tous les niveaux est indispensable pour parvenir à l’égalité, au développement durable, à la paix et à la démocratie. En plus, elle permet d’assurer un équilibre traduisant fidèlement la composition de la société, et d’assurer le renforcement et le fonctionnement adéquat de la démocratie, elle joue un rôle capital dans le sens de l’égalité des sexes au sein de la société. Telle est la quintessence de la Résolution 58/142 2004 du Conseil de Sécurité de l’ONU. Sa mise en application pratique, il faut l’avouer, est effectuée à des degrés différents. Dans la perspective de mettre en lumière la matérialisation de cette diversité, nonobstant les éventuels points de convergence, il s’avère notoire de réaliser une comparaison afin d’extirper la quintessence de la problématique soulevée autour de trois États.