P10. « Too big to fail and jail »: le pouvoir des entreprises à l’ère du capitalisme de connivence

Congrès de la Société québécoise de science politique 2019

P10. « Too big to fail and jail »: le pouvoir des entreprises à l’ère du capitalisme de connivence

Responsable : Maxime Boucher, University of Waterloo (maxime.boucher@uwaterloo.ca)

22 mai 2019 de 14h00-15h30 @ C-5132

Description du panel :

Quelles sont les stratégies adoptées par les entreprises qui désirent influencer le gouvernement?  Est-ce que les entreprises qui font pression sur le gouvernement sont moins imputables que le citoyen moyen? Comment s’exerce le pouvoir des entreprises au Canada et dans les autres pays démocratiques? Depuis la crise financière de 2008 qui s’est soldée par l’adoption de politiques de renflouement des institutions financières aux États-Unis et en Europe, on observe un intérêt renouvelé pour les théories du pouvoir qui soulignent l’influence structurante des entreprises. Au Canada, que ce soit l’effacement de la dette de Chrysler par le gouvernement fédéral, ou encore les politiques de renflouement du modèle C-Series de Bombardier mises en place par le gouvernement du Québec, plusieurs événements ont renforcé les doutes concernant l’imputabilité réelle des grandes entreprises qui disposent d’un accès au pouvoir. D’autres événements, comme par exemple le refus des procureurs canadiens de négocier un accord de poursuite différée dans le cas de corruption impliquant SNC-Lavalin, suggèrent que les intérêts économiques ne sont pas toujours en position d’influencer les gouvernements. Les présentations de ce panel proposent d’étudier l’enjeu du pouvoir et de l’imputabilité politique des entreprises en questionnant leurs stratégies politiques et en examinant l’impact des règlements visant à encadrer ces stratégies.