A10. Au-delà du discours sur la réconciliation. Pratiques et perspectives sur les relations entre les peuples autochtones et l’État

Congrès de la Société québécoise de science politique 2019

A10. Au-delà du discours sur la réconciliation. Pratiques et perspectives sur les relations entre les peuples autochtones et l’État

Responsables : Sabrina Bourgeois, Université Laval (sabrina.bourgeois.1@ulaval.ca), Simon Dabin, Université de Montréal (simon.dabin@umontreal.ca), Claire Levacher, Université Laval (claire.levacher.1@ulaval.ca), Jedidat Matoush, Université Concordia (Jedmatoush85@hotmail.com), Laurence Richard-Nobert, Université Concordia (laurence.richard.n@gmail.com) et Jean-Olivier Roy, Université Laval (jean-olivier.roy.1@ulaval.ca)

22 mai 2019 de 9h30-15h30 @ C-2059

Description de l’atelier :

En quelques décennies à peine, les Autochtones ont su se tailler une place centrale sur la scène politique canadienne. Le nombre grandissant de revendications territoriales, les négociations d’ententes d’autonomie gouvernementale ainsi que les mobilisations politiques et sociales, notamment le mouvement Idle No More, attestent d’une agentivité autochtone considérable et toujours grandissante vis-à-vis des contraintes institutionnelles et étatiques. De même, la Commission de vérité et réconciliation, la Commission d’enquête sur les femmes et filles autochtones disparues et assassinées et la plus récente Commission sur les relations entre les Autochtones et les services publics au Québec sont des exemples d’une ouverture grandissante, mais toujours insuffisante, de la part de l’État et des provinces vis-à-vis des revendications des Autochtones. Bien que les Autochtones aient été historiquement exclus des institutions et de la majorité des processus politiques, ces institutions fédérale et provinciales, de même que les Autochtones eux-mêmes, semblent s’adapter à un nouveau contexte social et politique. En effet, ce contexte est caractérisé par des rapports plus fréquents, mais aussi plus complexes, entre les différentes autorités. Suivant ces perspectives, cet atelier propose d’interroger les transformations contemporaines des relations entre les nations autochtones, les gouvernements fédéral et provinciaux ainsi que la population canadienne plus largement. Assiste-t-on aujourd’hui à un changement de paradigme dans ces relations? Quels mécanismes conditionnent la persistance d’inégalités sociales et économiques? Quels processus sont mis en œuvre pour assurer une plus grande participation des Autochtones à la définition des politiques de développement qui concernent leurs territoires et communautés ? Quelle est la place réelle accordée à la consultation et au consentement dans la gouvernance des ressources minières? Quelles actions sont entreprises en lien avec les discours concernant la réconciliation et la mise en œuvre de politiques de “nation à nation”? Les conclusions des différentes commissions menées depuis la Commission royale sur les peuples autochtones sont-elles des outils qui permettent d’envisager cette réconciliation de même que l’égalité des rapports sociaux et politiques?